LA PLAINTE DES RAËLIENS ENTENDUE PAR L'ONU
Du 5 au 16 mai prochain, le groupe de travail de l'UPR (Universal Periodic
Review) du conseil des Droits de l'Homme des Nations Unis, examinera la
situation relative aux respects des Droits de l'Homme dans plusieurs pays
et
notamment en France et en Suisse.
En prévision de cet examen, les Raëliens de France et de Suisse avaient,
en
janvier dernier, ****té plainte pour discrimination religieuse répétée
auprès
de l'ONU, au travers de la soumission UPR, plainte qui a été entendue et
retenue. Le 25 mars 2008, le Haut Commissaire aux Droits de l'Homme
publiait
un résumé des éléments qui seraient discutés lors des débats du Groupe de
travail prévus en mai prochain. Le non-respect de la liberté religieuse en
France y est largement décrit et les propos du Mouvement Raëlien figurent
dans le paragraphe suivant :
Selon le Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités
(CICNS), depuis environ vingt-cinq ans, des individus, des familles et des
associations, soupçonnés d'être liés à une secte, subissent des assauts de
la police nationale ou de la gendarmerie. Le Mouvement Raëlien Européen
(MRE) a noté que de manière constante la ''liste des sectes dangereuses''
[établie en 1995] est utilisée pour justifier des atteintes gravement
préjudiciables au Mouvement Raëlien, à ses membres et à son fondateur, ce
qui contribue à créer et renforcer un climat de haine à l'encontre des
minorités religieuses. Human Rights Without Frontiers International
(HRWFI)
a indiqué que « trois entités fondées par l'Etat [français] agissent en
faisant la promotion de la discrimination religieuse en France. Selon
HRWFI,
la MIVILUDES, par exemple, fait de la discrimination religieuse à travers
la
stigmatisation de groupes de croyance qui sont minoritaires ».
Il est im****tant de rappeler que le Rap****teur Spécial des Nations Unies
sur
la Liberté de religion et de croyance demandait à la France, dans son
rap****t de Mars 2006, de cesser « La stigmatisation des membres de
certains
groupes religieux ou communautés, y compris les groupes dont les membres
n'ont
jamais commis de délit selon la loi française » et que « Les actions à
venir
de la MIVILUDES devront aller dans le sens de la liberté de croyance et de
religion et éviter les erreurs passées ». La conférence de presse de la
Milivudes du 2 avril dernier indique malheureusement que les propos du
Rap****teur de l'ONU n'ont pas encore atteint leurs bureaux.
Le paragraphe 112 du même rap****t de l'ONU disait également en Mars 2006 :
« Le Rap****teur Spécial engage fortement le Gouvernement [français] à
s'assurer
que tous ceux qu'il a chargés de traiter avec ces groupes diffusent un
message basé sur la tolérance, la liberté de religion ou de croyance et
sur
le principe que nul ne peut être jugé pour ses actes que par le canal
judiciaire approprié ».
Or, la loi Accoyer, votée par l'Assemblée Nationale ce 3 avril 2008 - loi
qui accorde l'immunité aux témoins devant les commissions parlementaires -
a
été expédiée pour que lesdits témoins n'aient pas à faire face au système
judiciaire en cas de diffamation. En d'autres termes, ces témoins sont
autorisés à dénigrer publiquement les membres des minorités en toute
impunité, sans que les personnes diffamées n'aient aucun mot à dire, ce
qui
est en complet désaccord avec les recommandations du Rap****teur de l'ONU.
Déjà, l'OSCE, Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe,
avait reçu la liste des discriminations vécues par les Raëliens Français,
Suisses et Belges, ce qui lui a valu récemment d'être qualifiée de « faux
nez » de mouvements sectaires en délicatesse avec les autorités françaises
par la secrétaire générale de la Miviludes, Catherine Katz.
Ce que madame Katz oublie, tout comme les députés en petit nombre qui ont
voté la loi Accoyer, c'est que - de par leur propre définition - les
Droits
de l'Homme s'appliquent à tous. Le Bureau des institutions démocratiques
et
des droits de l'homme, basé à Varsovie et dépendant de l'OSCE, qui a
entendu
les Raëliens, reçoit, par essence, toutes les informations qui lui
parviennent et accorde à toutes la même attention, n'ayant de restrictions
que pour les organisations qui soutiennent la violence.
Entre un Mouvement philosophique qui prêche la non-violence absolue, tel
que
le Mouvement Raëlien, et un organisme comme la Milivudes qui distille la
haine envers une grande partie de ses concitoyens, les faits parlent
d'eux-mêmes
et cela ne pouvait échapper longtemps au regard des instances onusiennes
statuant, comme mentionné plus haut, sur « la liberté de religion ou de
croyance et sur le principe que nul ne peut être jugé pour ses actes que
par
le canal judiciaire approprié ».
Les Raëliens de France sont confiants que leur pays choisira de redorer
son
blason de ''patrie des Droits de l'Homme'' quelque peu terni par 15 ans
d'abus
anti-minorités religieuses. Leur confiance est cependant prudente et c'est
la raison pour laquelle ils préparent un nouveau rap****t qui sera remis à
la
Rap****teuse Spéciale de l'ONU sur la Liberté de religion et de croyance en
juillet prochain.
http://raeliens.canalblog.com/archives/2008/04/23/8933466.html


|